Entre la RDC et la Tanzanie, les dures vérités de Florent Ibenge

De l’inconnu arrivé sur la pointe des pieds chez V. Club en 2013 à la valeur sûre du coaching africain qu’il est devenu 12 ans plus tard, Florent Ibenge a parcouru du chemin, menant ses clubs vers des succès étincelants. De passage à Kinshasa, là où sa légende est née, l’actuel entraineur d’Azam FC, club de première division tanzanienne, a dressé un comparatif entre le championnat d’élite de la RDC et son équivalent en Tanzanie, surtout du point de vue organisationnel.
Sans langue de bois, le technicien congolais s’est montré tranchant, très tranchant même, évoquant un « fossé organisationnel » entre les deux nations. Un constat qui a sonné comme un appel à la réforme du football congolais.
Arrivé en Tanzanie cet été, Ibenge y a découvert un environnement de travail agréable, tout le contraire de ce qu’il a pu connaître en RDC où il a pourtant engrangé de bons résultats dont deux finales africaines. Mais pour lui, ces succès n’étaient que de simples « bonus » obtenus dans un environnement peu propice.
« Ce que j’ai à Azam est sans aucune commune mesure avec ce que j’avais dans Vita. Ce n’est pas comparable, Azam est un club très bien structuré avec son propre terrain », a-t-il fait remarqué.
S’il pouvait s’appuyer sur deux ou trois adjoints lors de son passage chez Vita, Ibenge en compte désormais six. Une preuve, selon lui, de la marche vers la professionnalisation du football tanzanien qui lui offre « toutes les facilités possibles ». Cela permet à l’entraineur principal de se concentrer uniquement sur la performance sportive.
Armando MANANASI




